Explorer gyumri : Un voyage culturel

Je suis Lise, j’ai passé 6 mois en service civique à Gyumri en Arménie. L’adaptation à l’arrivée a été un peu éprouvante. Tant de nouvelles choses et informations à assimiler. J’avais de plus aucune idée de ce à quoi allait ressembler l’Arménie. J’ai eu comme l’impression d’être projeté à l’époque soviétique, l’architecture est très marquée par cette époque. Ici, les gens ne parle pas anglais, en tout cas pas à Gyumri, ou bien c’est plutôt rare. Il a donc fallu se fondre dans le paysages et apprendre les bases dès le premier mois.

 

Découvrir la culture arménienne : Les traditions familiales

 

La culture arménienne est très tournée vers l’autre et la communauté. J’y ai découvert un lien très fort à la famille. Des traditions et un style de vie rythmé autour de la célébration et des repas. Je crois que l’un des mot que j’ai le plus entendu là ou je travaille est « Kej! », qui veux dire « Manges! ». Je suis venu en Arménie pour y découvrir une culture et un pays mais également pour approfondir mes compétences professionnelles dans le milieu artistique, pour y découvrir des lieux d’art et des studios de création.

Mon objectif était d’en expérimenter un maximum pour ainsi comprendre si mon envie de monter un studio en France était une envie réelle ou juste un fantasme. À Gyumri, il y a beaucoup d’artistes et d’artisans. Beaucoup d’artistes ont ouvert des ateliers et commencé de zéro. Pour beaucoup ils ont commencé avec aucune sécurité financière, et pourtant, il arrive a en vivre car c’est leur passion. Tout cela a été grandement inspirant. C’est magnifique de voir des artistes qui se sont lancé à l’aveugle, sans forcement se soucier de l’avenir de leur lieu. J’ai également beaucoup connecté avec la communauté russe. C’est une communauté qui es très présente ici, surtout à Yérévan. Depuis la guerre en Ukraine les russes anti-guerre s’expatrient et se réfugient dans les pays du Caucase. J’ai rencontré beaucoup de musiciens, danseurs, artistes, street artistes,… Grâce à la pratique quotidienne et ces rencontres, cela m’a donné l’opportunité d’amélioré ma technique de photographie et de céramique. Je remercie tous mes différents partenaires de travail qui m’ont aussi donné toute la liberté nécessaire pour créer.

Cette expérience, de manière générale m’a sorti de ma zone de confort et m’a beaucoup remué dans tous les sens du terme. Elle m’a permise d’avoir un point de vue extérieur sur ma vie en France. Et à l’opposé, grâce à ma vie à Gyumri, elle m’a permise de faire énormément de mises au point et de remise en question sur ma vie, ma façon de voir le monde, les gens, le travail.

 

Rencontres artistiques : Nourrir la créativité à Gyumri

 

J’ai rencontré de nombreux bénévoles comme moi, de tous horizons et de toutes nationalités. Souvent des volontaires de la diaspora arménienne qui viennent reconnecter avec leur origines. Je ne me rendait pas compte de l’importance d’être entourée d’autres volontaires, j’ai noué avec eux des liens forts et profonds. Je pense qu’ils ont joué une place majeure dans mon expérience et nous avons été une grande famille sur laquelle s’appuyer dans les moments ou ça a été challengeant. C’est important d’avoir des personnes sur qui compter et auquel nous pouvons nous identifier. Les artistes pour lesquelles j’ai travaillé ont été de magnifique rencontres également. L’art est un milieu où je me sens complètement à la maison car ont partage la même langue quelle que soit la culture. L’art uni, l’art rassemble et m’a donné ce sentiment de faire parti d’une communauté. De plus, du début à la fin on m’a fait sentir que mon travail avait une grande valeur.

Cette expérience fera pour sûre, partie des expériences mémorable de ma vie et qui aura marqué un tournant. Je me sens maintenant en confiance avec mes compétences et j’ai une vision plus claire d’où je veux me diriger dans ma vie. Merci à toutes ces synchronisations qui ont rendu cette expérience possible.

Lise Bisleau

mars 27, 2024